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Mon premier appareil, acquis à l'age de seize ans (un 135 mm monté sur un boitier Nikon) m'a permis dans les années 1975-90 de faire des photos de "reportage", en noir et blanc : des portraits, des photos de nature et quelques photos d'architecture. Je les tirais moi-même ce qui me donnait la satisfaction de gérer tous le processus de la prise de vue au tirage sur papier. Ces photos anciennes était finalement d'une médiocre qualité, au regard de ce que permet aujourd'hui le numérique. Les extraordinaires améliorations techniques apportées depuis lors ont ouvert de nouvelles perspectives. La possibilité de renouveler ses clichés à l'infini, l'enregistrement des paramètres de prise de vue, la formidable évolution du matériel pour travailler en faible lumière et le perfectionnement des optiques, permettent aujourd'hui une approche radicalement différente Il devient désormais possible de consacrer des heures à travailler un même sujet, à chercher à améliorer ses prises de vues encore et encore, à comprendre les mécanismes sous-jacents et à réitérer sa démarche jusqu'à l'obtention d'un résultat que l'on considère abouti.

Je m'intéresse à essayer de révéler l'harmonie que peuvent présenter certains sujets neutres, à première vue insignifiants : quelques brins d'herbe ou quelques feuilles, une simple branche, des reflets. J'y travaille par le point de vue adopté, le choix de l'arrière plan et sa transfiguration par une profondeur de champ adéquate.

Peu importe que la lecture de l'image devienne abstraite et la valeur de reportage faible, pourvu que cette harmonie soit dévoilée au point de susciter émotions, rêverie et méditation. C'est ma démarche : tenter de restituer ces harmonies fugitives de l'espace et que mes photos deviennent des fenêtres par lesquelles s'évader.